Endrow, l’amour de la danse

Endrow, l’amour de la danse

Portrait d'Endrow Phibel - Université de Guyane

Rencontre avec Endrow, appariteur au DFR Santé et amoureux de la danse. Il nous raconte comment cette passion lui est venue et nous parle de ses ambitions pour la danse traditionnelle guyanaise.

Peux-tu nous parler de toi.
Je m’appelle Endrow PHIBEL, je travaille au DFR Santé en tant qu’Appariteur. Mon travail consiste principalement à m’assurer du bon fonctionnement du matériel informatique des salles de cours et du service, procéder à la mise en place des cours en vidéoprojection de la PACES. J’apporte également mon aide pour la partie scolarité.

Parle-nous de tes passions.
Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu envie de faire de l’informatique. C’était ma toute première passion. Ma deuxième passion arrivée un peu plus tard, c’est la danse : Hip-Hop, danse traditionnelle guyanaise, Kizomba, Bachata, Salsa, Carnaval, etc. J’aime tous les styles de danses. J’aime également le sport et particulièrement le basket. Pour terminer, j’apprécie aussi l’événementiel : organiser des soirées, des événements…

Parle-nous de ta passion pour la danse. Danses-tu sur différents styles ou as-tu un style particulier ?
Ma passion pour la danse est dû au fait que depuis mon plus jeune âge dans tous les évènements familiaux, ou autre, il y avait l’incontournable « partie dansante ». Je m’amusais à regarder les plus grands faire avec plaisir. Au fil du temps, je me suis mis à pratiquer et j’ai pris plaisir à danser. Aujourd’hui, il est impensable pour moi d’être dans une soirée et qu’il n’y ait ni musique, ni danse. Pire, je ne peux pas rester assis s’il y a de la musique ou d’autres personnes qui dansent ! Depuis, j’ai élargi mes compétences en exerçant différents styles de danse (le reggae, le zouk, le compas, la Kizomba, la Bachata, la Salsa, le Kuduro, la Biguine, la Mazurka, la danse traditionnelle de Guyane, etc.). Je suis très curieux et polyvalent. Dans ce domaine, j’apprends très vite. Pour moi la danse, c’est bien plus qu’une passion : c’est un moment d’expression, de détente, de relaxation et d’évasion. C’est vital ! J’exprime ce que je ressens au travers de cet art. Aujourd’hui, je me suis spécialisé dans la danse traditionnelle qui me lie aux racines de mon pays. Je n’ai pas pour autant délaissé les autres danses.

Depuis quand t’es venu cette passion ?
Ma mère m’a inscrit tout jeune dans le groupe BALOUROU où j’ai commencé mon apprentissage. Par la suite, je me suis réorienté vers la danse Hip-Hop. A la demande de Lionel AGARANDE, j’ai intègré son cours de danse traditionnelle Guyanaise à l’École National de Musique et de Danse, prénommé aujourd’hui, Conservatoire de Musique, Danse et Théâtre de Guyane. Depuis trois ans, avec une partie des élèves du cours et notre professeur, nous avons décidé de créer notre propre groupe associatif nommé : « A.C FLANMAN » #NouBelKéPikan

Peux-tu nous parler de ta première représentation publique ?
Ma première représentation publique était sur la scène de l’ENCRE pour une démonstration de fin d’année des cours de danse du Conservatoire de Musique, de Danse et Théâtre de Guyane (CMDTG) anciennement École National de Musique et de Danse (ENMD). C’était une expérience très stressante mais tellement enrichissante. C’est un moment inoubliable.

Si aujourd’hui tu ne devais garder qu’un seul souvenir de tous les projets auxquels tu as collaboré, lequel serait-ce ?
C’est compliqué de choisir un seul souvenir. Chaque représentation à laquelle j’ai participé, que ce soit un clip, une scène ou autre, m’a apporté une expérience différente et m’a aidé à me perfectionner.

Quelle(s) qualité (s) faut-il selon toi pour pratiquer ce loisir ?
Comme dans toute discipline, l’indispensable est l’amour de ce que l’on pratique, puis beaucoup d’investissement, une force de caractère. Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, de recommencer de nombreuses fois. Il faut savoir se dépasser, s’étonner, se redécouvrir et surtout il ne faut pas compter ses heures. La qualité première que ma famille me reconnaît et qui me sert beaucoup dans ma passion et dans la vie est de ne jamais rien lâcher et d’aller au bout des choses.

Quels sont tes prochains défis ? Comment souhaites-tu faire évoluer cette passion ?
Mon défi est toujours le même, égaler voire dépasser mon professeur qui me soutient dans cette discipline. Concernant l’évolution de cette passion, j’espère un jour pouvoir emmener ou voir la danse traditionnelle de Guyane au-delà des frontières. La Guyane évolue et la danse doit suivre cette évolution.