L’Université de Guyane mobilisée dans la lutte contre le Covid-19

L’Université de Guyane mobilisée dans la lutte contre le Covid-19

Face à la montée de l’épidémie de Covid-19 sur le territoire guyanais et d’une manière générale en Amérique du Sud, l’Université de Guyane se mobilise en mettant à disposition des chercheurs de son laboratoire EPAT ainsi que du matériel sanitaire.

Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée au COVID-19, l’Université de Guyane, acteur clé de la recherche en Guyane, s’est mobilisée en mettant à disposition deux agents de son laboratoire EPaT : une technicienne de recherche et un ingénieur d’études. Habitués à collaborer avec le CHC, notamment sur l’activité du CNR Leishmaniose (typage et séquençage de souches), l’optimisation des outils diagnostics moléculaires comme le diagnostic de la leptospirose, de la fièvre Q, de la Maladie de Chagas ou encore de la toxoplasmose, ces agents ont pour but d’œuvrer et d’évoluer au sein du laboratoire du CHC. Grâce leur activité support au sein de ce laboratoire, ils maîtrisent parfaitement les bonnes pratiques d’un laboratoire d’analyses de Biologie médicale notamment sur la sécurité du prélèvement et l’identito-vigilance.

L’Université de Guyane participe également à l’effort en fournissant du matériel de première nécessité au laboratoire du CHC : un PSM (poste de sécurité microbiologique). Ce matériel permettra d’assurer la montée en charge attendue et la mise en place d’une filière destinée au COVID pour la réception et les premières manipulations des prélèvements. Cet outil, indispensable aux manipulations techniques microbiologiques, a vocation de protéger le prélèvement mais aussi l’opérateur.

Le laboratoire EPAT : un acteur engagé dans les pathologies tropicales

L’équipe de recherche EPaT est une des équipes recherche de l’Université de Guyane. Elle est affiliée au Centre Hospitalier de Cayenne (CHC) en raison de ses thématiques axées sur la santé et le « one health » ainsi que par les membres qui constituent cette équipe. Il s’agit, en effet, essentiellement de Professeurs des Universités – Praticien Hospitalier pour la grande majorité d’entre eux (9 PU/PH sur 10 universitaires).

Grâce à leurs compétences et leur expertise sur l’outil biologie moléculaire, ils contribuent à la gestion de la crise notamment l’optimisation des ressources humaines dans le cadre d’une montée en charge nécessaire et inévitable du fait de l’évolution de l’épidémie.