Le paysage de villes en souffrance ou la transformation du monde par la parole

Le paysage de villes en souffrance ou la transformation du monde par la parole

conférence

Dans le cadre des jeudis-conférences organisés par le laboratoire MINEA et la Commission Culture de l’Université de Guyane, Mylène DANGLADES donnera une conférence intitulée « Retour de Guyane de Léon Gontran Damas et Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire. Le paysage de villes en souffrance ou la transformation du monde par la parole ». Celle-ci aura lieu le jeudi 25 mars à 18h30 à l’Amphithéâtre A. Port du masque obligatoire.

La littérature, au cœur de nos sociétés, se révèle être à la fois un art et un langage ou par association un art du langage. La littérature s’applique donc aussi bien à la théologie, à la philosophie ou à la science et tend par conséquent à circonscrire divers aspects de l’existence. Discourir sur la littérature est tout à fait envisageable, mais « pour mesurer les enjeux de l’écriture, écrivait Robert Escarpit, il faut comprendre ce qu’est la lecture, la manière de recevoir le message écrit. C’est là une démarche proprement scientifique ». L’écrivain se plonge dans la littérature « communicologique » et invite les intellectuels, les professeurs et bien d’autres à envisager la transformation du monde par la parole.

Avec Aimé Césaire et Léon Gontran Damas, des auteurs originaires de la Guyane et de la Martinique, des passerelles sont posées pour nous inviter à étendre nos cordages. Ils nous invitent dans un univers localisé mentalement et spatialement, à considérer l’appartenance à un peuple, à une région ou à un plus vaste ensemble à englober dans l’Histoire et toute forme de renaissance ou de survivance.

L’essayiste Léon Gontran Damas dans son écrit Retour de Guyane (1938) et le poète Aimé Césaire dans Cahier d’un retour au pays natal (1939), tous deux des voies émergentes de la diaspora noire, explorent, par le biais de leurs plumes, les espaces infinis de leur « pays de souffrances ». Ces auteurs en exposant des faits, en communiquant des données, tendent à broyer les espaces et les mots, violentent la langue pour signifier leur refus de l’occident et de ses valeurs de raison.

Quelques mots sur la conférencière
Mylène DANGLADES est Maître de conférences en Cultures et langues régionales, au Département de Formation et de Recherches de Lettres et Sciences Humaines, à l’Université de Guyane. Enseignant-Chercheur, rattachée au Laboratoire MINEA – EA- 7485 (Migrations, Interculturalités et Education en Amazonie), elle est immergée dans la Caraïbe, sur le plateau des Guyanes et sa recherche est axée sur la littérature francophone, la quête identitaire de l’être enclavé et colonisé, les questions patrimoniales, le mal dans la sphère insulaire, coloniale ou post-coloniale.