
Le colloque sur l’émancipation des jeunes en Guyane réunira les 16, 17 et 19 juin 2026 chercheurs, acteurs de terrain et jeunes à l’Université de Guyane, à Saint-Laurent-du-Maroni et à Saint-Georges pour analyser les parcours d’autonomie, les politiques jeunesse et les dynamiques d’engagement dans un territoire marqué par de fortes inégalités.
Un colloque consacré aux jeunesses guyanaises
Le colloque « L’émancipation des jeunes en Guyane. Penser les leviers traditionnels et institutionnels du passage à l’âge adulte » se déroulera les mardi 16, mercredi 17 et vendredi 19 juin 2026. Gratuit et ouvert à toutes et tous, cet événement interdisciplinaire est organisé par KAPOK – Observatoire des jeunesses guyanaises.
Cette rencontre bénéficie du soutien de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), notamment à travers sa mission Jeunesse. Elle s’inscrit dans la continuité du dispositif KAPOK, lancé en 2021 pour mieux comprendre les parcours des jeunes âgés de 12 à 30 ans en Guyane.
Dans un territoire marqué par une forte jeunesse et par des inégalités sociales et territoriales, KAPOK agit comme un espace ressource. Il sert aussi d’outil d’analyse et de coordination entre les acteurs.
Son objectif est de soutenir l’autonomie des jeunes, d’accompagner les politiques publiques et de favoriser des dynamiques locales innovantes.
Des rencontres à Cayenne, Saint-Laurent-du-Maroni et Saint-Georges
Les conférences principales auront lieu les 16 et 17 juin 2026 à l’Université de Guyane, sur le campus Troubiran, dans l’amphi A.
Le vendredi 19 juin 2026, le colloque se poursuivra à Saint-Laurent-du-Maroni et à Saint-Georges. Cette organisation permettra de rapprocher les échanges des réalités vécues dans plusieurs territoires de Guyane.
Durant ces trois journées, des chercheurs, des professionnel(le)s, des acteurs et actrices de terrain ainsi que des jeunes interviendront en séances plénières et en ateliers thématiques.
Les échanges porteront sur les politiques de jeunesse, les parcours d’insertion, les rites de passage à l’âge adulte, les enjeux de santé, les discriminations, les formes d’engagement et les dynamiques d’émancipation.
Une première journée centrée sur les politiques jeunesse
Le mardi 16 juin débutera à l’Université de Guyane par un accueil café et des propos liminaires à 8h00. À 9h00, la première plénière portera sur les jeunes, les acteurs et les politiques jeunesse.
M. Lemoine, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Université de Limoges, interviendra sur ce que les situations de vulnérabilité disent des jeunes et de celles et ceux qui travaillent avec eux.
Julien Joanny, sociologue, chef de projet à La Critic et chercheur associé à MINEA, présentera une intervention sur les parcours de jeunes, les pratiques d’acteurs et les visages de l’éducation populaire en Guyane.
L’après-midi, la plénière « Parcours & Ruptures » abordera les trajectoires d’autonomie. E. Maunaye, maître de conférences en sociologie à l’Université de Rennes et en délégation CNRS à l’Université des Antilles, traitera des parcours d’accès au logement indépendant.
G. Beriet, historien et maître de conférences à l’Université de Guyane, interviendra sur les problématiques d’interaction et de représentation entre les professionnels et les adolescentes enceintes et mères.
Des ateliers sur l’engagement, la santé et les discriminations
Le 16 juin, quatre ateliers thématiques permettront d’approfondir les débats. Le premier portera sur les jeunes, le territoire et la participation à la vie locale.
Le deuxième atelier interrogera le rapport au vivant. Il croisera les pratiques traditionnelles, les enjeux environnementaux, les représentations et les engagements des jeunes.
Le troisième atelier traitera de la santé des jeunes. Il abordera les démarches de prévention et de soutien dans un contexte où les enjeux sociaux, familiaux et géographiques se croisent.
Le quatrième atelier sera consacré aux discriminations. Il questionnera les freins liés à l’âge, au genre, à l’origine ou à d’autres facteurs, ainsi que les formes d’accompagnement possibles.
Les rites de passage à l’âge adulte au cœur du 17 juin
Le mercredi 17 juin, la troisième plénière sera consacrée aux rites de passage à l’âge adulte. Elle donnera une place importante aux dimensions sociales, culturelles et traditionnelles du devenir adulte.
Sébastien Chapellon, psychologue clinicien et maître de conférences à l’Université de Guyane, présentera une intervention sur les rites de puberté sociale, les méthodes traditionnelles d’émancipation et la subjectivation.
C. Ly, linguiste et enseignant à l’Université de Californie à Merced, abordera les rites de passage à travers le mariage traditionnel Hmong.
M-A. Tareau, docteur en ethnobotanique et chercheur en anthropologie de la santé au CHU de Guyane, interviendra sur le fait de devenir femme chez les Businengue à travers le rite du gi pangi.
J. Lachance, responsable HDR de recherche en sociologie au CRÉDATS à Pau, et M. Sierra Jimenez, docteure en géographie et chercheure associée à l’UR ETTIS INRAE, traiteront de l’accompagnement des rites d’émancipation en Guyane.
La conférence de clôture sera assurée par A. Qribi, maître de conférences HDR en sciences de l’éducation et de la formation à l’INSPE Guyane. Elle portera sur les effets psychosociaux de l’éloignement des élèves autochtones de leur famille.
Insertion, culture et protection des jeunes
Les ateliers du 17 juin aborderont l’éducation populaire, la formation, l’insertion, l’autonomie, l’émancipation, les affirmations culturelles et les jeunesses en danger.
Ces temps de travail permettront de questionner les filières, les perspectives pour les jeunes, les dispositifs d’accompagnement et la place de la culture dans l’expression des valeurs.
Ils permettront aussi d’analyser les parcours marqués par les ruptures ou les violences. L’objectif sera de mieux comprendre comment protéger les jeunes et agir de manière globale.
Une journée territorialisée le 19 juin
Le vendredi 19 juin, le colloque se poursuivra à Saint-Laurent-du-Maroni, au Kamalaguli Connect, Campus Connecté. Les échanges porteront notamment sur les vulnérabilités, les rites de puberté sociale, le mariage traditionnel Hmong et le rite du gi pangi.
Deux ateliers y seront proposés. Le premier abordera l’alliance éducative et la prévention des ruptures scolaires à partir de l’exemple de la Cité éducative de Saint-Laurent-du-Maroni.
Le second atelier questionnera le travail collectif autour de l’adolescent, notamment lorsque les situations de vulnérabilité créent des tensions entre acteurs ou avec les familles.
À Saint-Georges, à la Cité scolaire de Saint-Georges, les interventions porteront sur les politiques d’insertion dans l’emploi, l’accès au logement indépendant, l’éducation populaire en Guyane et l’accompagnement des rites d’émancipation.
Deux ateliers y seront également proposés. Ils traiteront de l’éducation populaire dans une dynamique transfrontalière et des parcours des jeunes de l’intérieur face aux obstacles liés à la scolarité et à l’insertion socioprofessionnelle.
Un événement porté par plusieurs acteurs
Ce colloque réunit KAPOK, l’association La Critic, l’unité de recherche MINEA et la mission Jeunesse de la CTG. Il mobilise aussi plusieurs partenaires et lieux d’accueil en Guyane.
Le comité d’organisation rassemble Nadine Beaudi Golitin pour la CTG, Sébastien Chapellon pour MINEA, Julien Joanny pour La Critic/MINEA, Audrey Allemand, Sophie Gallino, Maudeline Louis-Aimé et Anélis Wejuku pour La Critic.
Chrystelle Lima et Isabelle Marez, de Manioc, font également partie du comité d’organisation. Les contacts indiqués sont colloque2026.kapok@gmail.com, le site https://jeunesguyane26.sciencesconf.org, ainsi que les numéros +594 694 04 19 29 et +594 694 13 63 36.
Le programme détaillé du colloque précise l’ensemble des interventions, des ateliers et des lieux. Il permet à chaque participant de préparer sa venue selon ses centres d’intérêt et son territoire.
Le colloque sur l’émancipation des jeunes en Guyane mettra en lumière les enjeux sociaux, culturels et institutionnels liés au passage à l’âge adulte. Grâce à la participation de chercheurs, d’acteurs de terrain et de jeunes, ces rencontres offriront un espace d’échange essentiel pour mieux comprendre les réalités guyanaises. Les personnes intéressées peuvent consulter le programme détaillé et participer gratuitement aux différentes journées organisées en Guyane.
PERGUNTAS FREQUENTES
Quand aura lieu le colloque sur l’émancipation des jeunes en Guyane ?
Le colloque aura lieu les 16 et 17 juin 2026 à l’Université de Guyane, puis le 19 juin 2026 à Saint-Laurent-du-Maroni et à Saint-Georges.
Le colloque est-il gratuit ?
Oui, l’événement est gratuit et ouvert à toutes et tous. Il s’adresse aux jeunes, aux professionnels, aux chercheurs, aux acteurs associatifs et au grand public.
Quels sujets seront abordés pendant le colloque ?
Les échanges porteront sur les politiques jeunesse, l’insertion, les rites de passage, la santé, les discriminations, l’éducation populaire, l’engagement et l’émancipation des jeunes.
Qui organise le colloque ?
Le colloque est organisé par KAPOK – Observatoire des jeunesses guyanaises, avec le soutien de la CTG, de La Critic, de MINEA et de plusieurs partenaires locaux.
Où se dérouleront les conférences à Cayenne ?
Les conférences des 16 et 17 juin se tiendront à l’Université de Guyane, sur le campus Troubiran, dans l’amphi A.
Comment obtenir plus d’informations ?
Les informations pratiques sont disponibles sur https://jeunesguyane26.sciencesconf.org. Les organisateurs peuvent aussi être contactés à colloque2026.kapok@gmail.com.



