
Deux chercheuses de l’Université de Guyane, Irene Calderón Sanou et Maëva Leroy, ont reçu le Prix L’Oréal-UNESCO 2026 pour leurs recherches sur la biodiversité des sols et l’écoconstruction. Ces distinctions valorisent l’excellence scientifique guyanaise et ses innovations durables.
Deux chercheuses de l’Université de Guyane distinguées pour leurs travaux
La recherche scientifique guyanaise est à l’honneur. En 2026, deux chercheuses du laboratoire EcoFog, affilié à l’Université de Guyane, figurent parmi les lauréates du Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science.
Irene Calderón Sanou et Maëva Leroy ont été récompensées pour leurs travaux consacrés à deux enjeux majeurs du territoire : la préservation de la biodiversité des sols et le développement de solutions durables pour la construction.
Ces distinctions mettent en lumière la qualité des recherches menées en Guyane. Elles soulignent également le rôle de l’Université de Guyane dans l’accompagnement des chercheuses et le développement de projets scientifiques répondant aux besoins du territoire.
Irene Calderón Sanou : mieux comprendre la biodiversité des sols guyanais
Irene Calderón Sanou a reçu le Prix Jeunes Talents dans la catégorie « Biodiversité et société : préserver la planète ». Elle est responsable de la chaire AIBSI (Amazonian Institute of Biodiversity and Sustainable Innovation) SURBIM.
Ses recherches portent sur la biodiversité des sols tropicaux. En effet, ces milieux abritent de nombreux organismes qui jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes. Pourtant, une grande partie de cette biodiversité reste difficile à observer.
Pour mieux la comprendre, la chercheuse utilise le métabarcoding de l’ADN environnemental. Cette technique permet d’identifier les organismes présents dans le sol à partir de leurs traces génétiques.
Elle regroupe ensuite ces organismes selon leur rôle dans le réseau alimentaire. Elle reconstitue ainsi leurs interactions pour étudier les effets du changement climatique, de l’agriculture et de l’urbanisation sur les écosystèmes.
Ces travaux présentent un intérêt direct pour la Guyane. Ils permettent de développer des indicateurs et des cartes de santé des sols. Ces outils peuvent notamment accompagner les pratiques agricoles et contribuer à la restauration des sites dégradés.
Maëva Leroy : valoriser les bois ronds pour une construction durable
De son côté, Maëva Leroy a été récompensée dans la catégorie « Innover pour un futur durable ». Ses recherches explorent de nouvelles perspectives pour l’écoconstruction, à travers la valorisation des bois ronds.
Son projet vise à mieux exploiter le potentiel des ressources forestières guyanaises dans le secteur de la construction. Il s’inscrit dans une démarche qui privilégie les matériaux locaux et les pratiques durables.
En étudiant les possibilités offertes par les bois ronds, la chercheuse contribue à repenser les méthodes de construction. Son approche cherche notamment à mettre en valeur les caractéristiques des ressources disponibles sur le territoire.
Ce travail participe ainsi à la réflexion sur le développement de solutions adaptées au contexte guyanais. Il associe innovation, valorisation des ressources forestières et recherche de pratiques de construction plus respectueuses de l’environnement.
Ce projet avait déjà été distingué en 2024. Maëva Leroy avait alors remporté le prix BIG’INN pour ses travaux dans le domaine des écomatériaux et de l’écoconstruction.
Prix L’Oréal-UNESCO : soutenir les femmes dans la recherche scientifique
Le Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science vise à reconnaître les parcours de chercheuses remarquables. Il contribue également à renforcer leur visibilité dans le monde scientifique.
Au-delà de la reconnaissance de leurs travaux, cette distinction cherche à réduire les obstacles rencontrés par les femmes dans leur carrière scientifique.
Les lauréates bénéficient ainsi d’un programme de formations destiné à soutenir leur évolution professionnelle. Cet accompagnement aborde notamment le leadership, la visibilité et les techniques de négociation.
Il comprend également un volet consacré à la prévention des violences de genre. Ces formations apportent aux chercheuses des outils pour développer leur carrière et mieux faire reconnaître leurs contributions scientifiques.
Une reconnaissance pour la recherche et l’innovation en Guyane
Pour l’Université de Guyane, ces deux distinctions représentent une reconnaissance de son engagement dans la recherche scientifique. Elles montrent la diversité des projets développés au sein de ses laboratoires.
D’un côté, les recherches d’Irene Calderón Sanou contribuent à mieux comprendre et préserver les sols tropicaux. De l’autre, les travaux de Maëva Leroy ouvrent des perspectives pour valoriser les ressources forestières dans la construction.
Ces deux approches répondent à des problématiques concrètes du territoire. Elles illustrent aussi les liens possibles entre recherche scientifique, innovation et développement durable.
Enfin, la réussite de ces deux chercheuses peut contribuer à susciter des vocations scientifiques. Elle offre notamment des exemples de parcours aux jeunes Guyanaises qui souhaitent s’orienter vers les métiers de la recherche.
Deux distinctions qui valorisent l’excellence scientifique guyanaise
Avec Irene Calderón Sanou et Maëva Leroy, l’Université de Guyane voit deux de ses chercheuses distinguées par le Prix L’Oréal-UNESCO 2026. Leurs travaux sur la biodiversité des sols et l’écoconstruction illustrent le potentiel de la recherche scientifique locale.
Ces récompenses soulignent également l’importance de soutenir les femmes scientifiques et de favoriser leur visibilité. Elles témoignent enfin de la capacité du territoire à développer des innovations adaptées à ses enjeux environnementaux.
Découvrez les travaux de ces deux chercheuses et les initiatives de recherche portées par l’Université de Guyane.
PREGUNTAS FRECUENTES
Quelles chercheuses de l’Université de Guyane ont reçu le Prix L’Oréal-UNESCO 2026 ?
Irene Calderón Sanou et Maëva Leroy ont été récompensées en 2026. Toutes deux sont issues du laboratoire EcoFog, affilié à l’Université de Guyane.
Sur quoi portent les recherches d’Irene Calderón Sanou ?
Ses travaux portent sur la biodiversité des sols guyanais. Elle utilise l’ADN environnemental pour identifier les organismes du sol et comprendre leurs interactions. Ses recherches contribuent à développer des outils pour évaluer la santé des sols.
Pourquoi Maëva Leroy a-t-elle été récompensée ?
Maëva Leroy a été distinguée pour ses travaux sur la valorisation des bois ronds dans l’écoconstruction. Son projet explore des solutions de construction durables fondées sur les ressources forestières locales.
Qu’est-ce que le Prix Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO ?
Ce prix récompense des chercheuses pour la qualité de leurs travaux scientifiques. Il vise à renforcer leur visibilité et à les accompagner dans le développement de leur carrière.
Quel accompagnement reçoivent les lauréates ?
Les lauréates bénéficient d’un programme de formations professionnelles. Celui-ci aborde le leadership, la visibilité, la négociation et la prévention des violences de genre.
Pourquoi ces distinctions sont-elles importantes pour la Guyane ?
Elles valorisent les recherches menées sur le territoire et mettent en avant les compétences scientifiques locales. Elles peuvent également encourager les jeunes générations, notamment les jeunes femmes, à envisager une carrière scientifique.



