Séminaire préparatoire aux états généraux du multilinguisme

Séminaire préparatoire aux états généraux du multilinguisme

États généraux du multilinguisme

L’Université de Guyane organise, ce samedi 27 mars 2021 de 08h30 à 17h30 à l’Amphithéâtre A, un séminaire préparatoire aux États généraux du multilinguisme. Celui-ci sera retransmis en direct sur la page Facebook de l’Université de Guyane.

Dix ans après les premiers Etats généraux du multilinguisme dans les Outre-mer (EGM OM) qui se sont déroulés à Cayenne, la délégation générale à la langue française et aux langues de France organisera en octobre 2021 la seconde édition de ces rencontres à l’île de la Réunion.

Il est prévu d’organiser un séminaire préparatoire en Guyane afin de rassembler les différents acteurs qui pourront échanger sur ces différentes thématiques. Les débats permettront d’alterner des argumentaires fondés sur un savoir scientifique, des « retours d’expériences » et des exposés généraux.

Les objectifs de ce séminaire sont multiples :

  • Dresser un état des lieux de la mise en application des recommandations issues des EGM-OM de 2011 à Cayenne « déclaration de Cayenne ».
  • Valoriser les langues locales en promouvant leur emploi dans l’espace et la vie publique.
  • Prendre en compte les langues maternelles des enfants au cours de la scolarité, afin de prévenir les échecs scolaires.
  • Prendre en compte la situation réelle des pratiques linguistiques et accepter le fait que le français n’est pas forcément la langue utilisée au quotidien, soit parce que c’est une langue qui n’est pas maîtrisée par les populations, voire totalement inconnue, soit parce que les populations sont très attachées à utiliser leurs langues et à les transmettre.
  • Prendre en compte le fait que les langues autochtones sont des vecteurs de savoir, notamment relatifs à l’environnement et à la gestion raisonnée des ressources naturelles.
  • Promouvoir un multilinguisme équilibré qui valorise des langues encore trop peu visibles dans l’espace national.
  • Encourager la création culturelle en langues autochtones.
  • Place des langues locales dans les différents territoires, dans les secteurs éducatif, culturel, public, dans le domaine de la santé, etc.
  • Recueillir des témoignages sur les bonnes pratiques et les difficultés existantes.
  • Faire émerger des pistes de réflexion (accessibilité linguistique du service public, amélioration de la valorisation des langues locales, etc.).