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• LEEISA• MINEA

« Et le pont créa la frontière ». La circulation des écoliers brésiliens entre les berges de l’Oyapock

Par 07/11/2022Pas de commentaires3 min. de lecture

Dans le cadre du séminaire « Frontières, circulations, interculturalités et interactions Hommes-Milieux » le DFR LSH, en collaboration avec les laboratoires LEEISA et MINEA, vous propose une conférence intitulée « Et le pont créa la frontière. La circulation des écoliers brésiliens entre les berges de l’Oyapock ». Celle-ci sera présentée par Silvia Lopes da Silva Macedo Maître de conférences en Sciences de l’Education INSPE de l’UPEC/CIRCEFT-ESCOL, le vendredi 2 décembre 2022 de 18h à 20h en salle F108.

Tous les jours près de 200 enfants traversent en pirogue la frontière entre le Brésil et la Guyane pour aller à l’école. Citoyens brésiliens résidant dans la ville d’Oiapoque, ils/elles circulent par ce ‘bassin de vie au quotidien. Locuteurs du portugais, mais également du palikur, du kréol, entre autres langues, leur scolarisation se passe en français, dans les écoles de Saint Georges.

Pour permettre leur inscription dans les écoles, ainsi que leur circulation quotidienne par le fleuve-frontière, un florissant marché de services s’est mis en place dans les villes d’Oiapoque et de Saint Georges pour assurer le transport, la garde d’enfants, les repas à l’heure de la pause méridienne et l’accompagnement scolaire.

La circulation de ce public scolaire, ainsi que celle des enseignants français qui habitent le côté brésilien, nous permettent de réfléchir sur les formes d’occupation et les stratégies des populations dans ces zones frontières. Comment font les familles pour circuler ? Pourquoi choisissent-elles d’envoyer leurs enfants dans les écoles françaises ? Et que pensent les enseignants de cette circulation ?

Si la ville de Saint Georges de l’Oyapock a cessé d’être « enclavée » avec le goudronnage de la route N2 et la construction du pont binational, la ville d’Oiapoque est encore périphérique par rapport aux centres économiques et de pouvoir brésiliens (une situation qui va certes changer avec l’implémentation de la compagnie pétrolière Petrobras à Oiapoque). Ce statut périphérique – bien que relatif – a contribué à la construction de ce « bassin de vie », de cet espace où la frontière disparaît sous les liens créés par les réseaux de parenté et par la circulation historique des personnes entre les deux rives.

Curieusement, la frontière entre les deux pays réapparaît avec la construction du pont binational – un ouvrage dont le projet était d’unir et catalyser la collaboration entre le Brésil et la Guyane. Le contrôle et la bureaucratisation de la circulation deviennent plus fréquents, faisant (ré)apparaître cette ligne frontière entre les villes, leurs citoyens et les pays. « Le pont a créé la frontière », a affirmé un parent d’élève lors d’un entretien.

Dans cette communication explorerons cette zone frontière à partir du point de vue de cette circulation scolaire. Nous chercherons à comprendre les raisons, les stratégies et les évolutions historiques de cette circulation dans une frontière qui, de manière cyclique, disparaît et réapparaît dans le temps.

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