L’esclavage en mots/maux et en images

L’esclavage en mots/maux et en images

A l’occasion de la visite d’une délégation sénégalaise, la Commission Culture propose un rendez-vous exceptionnel des Rencontres Littéraires. Cette édition aura lieu lundi 9 mai 2022 de 16h à 18h à l’Amphithéâtre A. Venez nombreux écouter Babou diène, Denis Assane Diouf et Mylène Danglades qui feront la présentation de leur ouvrage, l’esclavage en mots/maux et en images.

La découverte de l’Amérique par les Espagnols et les Portugais au XVème siècle a intensifié leur désir d’exploiter les nombreuses ressources du Nouveau Continent, et cela, en réduisant les populations indiennes indigènes en esclavage. L’exploitation des terres, des mines d’or et d’argent du continent africain les contraint à se mettre en quête d’une population servile plus robuste et plus endurante. La traite transatlantique se mettra donc en place. Pendant près de quatre siècles, le commerce d’êtres humains et une industrie florissante se sont étendus à de nombreux pays européens, comme la Grande-Bretagne, la Hollande, le Danemark, l’Espagne, le Portugal et la France

L’Histoire est jalonnée de discours et de récits centrés sur l’Europe, l’Afrique et les Amériques, l’esclavage colonial ou les décrets abolitionnistes.

Les conciliabules politiques, religieux, scientifiques ou pseudo-scientifiques et philosophiques confortaient des prises de position et des pratiques séculaires. La littérature et les arts se sont jetés dans des corps mêlés triangulaires et anguleux.

Comment briser de sombres entrelacs de traite et d’esclavage colonial, de silence et de cris, de soumission et de révolte, de refoulement et de commémoration ?

Quels discours de et sur l’esclavage garde-t-on encore en mémoire ?  La représentation de cette forme de servitude est-elle policée, empreinte de fantaisies, de dérision, de revendications ou de traces sibyllines ?

La recherche scientifique nous convie à nous pencher sur la géographie de ces faits historiques, sur de sombres souvenirs ou évocations qui transcendent le temps et l’espace.

Cet ouvrage nous convie à nous pencher sur la géographie de ces faits historiques, sur de sombres souvenirs ou évocations qui transcendent le temps et l’espace.

A propos des conférenciers
Babou DIÈNE, Maître de Conférences à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) est enseignant-chercheur, Directeur de Publication de la revue Horizons Littéraires, Directeur du Laboratoire CERCLA (Centre de Recherche sur la Critique Littérature Africaine, Président de la Commission de Recherche de l’UFR de Lettres et Sciences Humaines et Responsable de la formation Doctorale Arts, Littératures, Langues et Cultures. Son champ de recherche porte sur les formes du roman négro-africain francophone, les relations intertextuelles, interartielles, intermédiales.Denis Assane DIOUF est enseignant-chercheur en littérature africaine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans le cadre de ses missions, il a eu à enseigner à l’Université de Guyane. Membre du Laboratoire d’études africaines et francophones (ARCIV), il consacre ses recherches et travaux à la poésie de Senghor et aux problématiques telles que la relecture postcoloniale et décoloniale de la littérature africaine, la poétique de l’histoire et l’identité chez les émigrésMylène DANGLADES est Maître de conférences en Cultures et Langues Régionales, au Département de formation et de recherches de Lettres et Sciences Humaines, à l’Université de Guyane. Enseignant-Chercheur, elle est rattachée au Laboratoire MINEA (Migrations, Interculturalités et Éducation en Amazonie) et étudie la littérature francophone, la quête identitaire de l’être enclavé et colonisé, les errances de l’homme, le mal dans la sphère insulaire, coloniale ou postcoloniale.