Patria d’Oleñka Carrasco : deuil migratoire et reconstruction identitaire

Par 14/01/2026• LEEISA, • MINEA6 min. de lecture
Patria d’Oleñka Carrasco analysé lors du séminaire Frontières à l’Université de Guyane

Patria d’Oleñka Carrasco est étudié le 19 janvier 2026 à l’Université de Guyane dans le cadre du Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie, à travers une analyse visuelle et textuelle du deuil migratoire et des processus de reconstruction identitaire liés à l’exil.

Une séance inscrite dans le Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie

Cette analyse de Patria s’inscrit pleinement dans le Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie, organisé à l’Université de Guyane. Ce cycle scientifique explore les dynamiques contemporaines liées aux frontières, aux circulations humaines et aux processus de reconnaissance culturelle. La séance se tient le lundi 19 janvier 2026, de 16h à 18h, à l’amphithéâtre E du campus de Troubiran. Elle s’adresse aux étudiants, chercheurs et enseignants intéressés par les études culturelles, les migrations et les relations entre arts et sciences humaines.

Patria, un album phototextuel ancré dans l’expérience de l’exil

Publié en 2023, Patria est un album phototextuel de l’artiste vénézuélienne Oleñka Carrasco. Exilée de son pays natal depuis 2003, elle s’installe successivement en Espagne puis en France, où elle développe une pratique artistique profondément marquée par la migration et la mémoire. L’œuvre articule une double expérience du deuil. Elle met en relation la perte du père et l’éloignement définitif de la patrie, entendue à la fois comme territoire géographique et comme espace symbolique de l’appartenance.

La matérialité du deuil à travers les cartes géographiques

Dans Patria, la carte géographique devient un matériau central. Déchirée, superposée ou annotée, elle traduit visuellement la rupture, la fragmentation et l’impossibilité du retour. Ces gestes plastiques donnent une forme concrète à une expérience intime de la perte. La carte cesse d’être un outil neutre de localisation. Elle devient un support de mémoire et un espace narratif où se croisent histoire individuelle et histoire collective.

Une lecture critique proposée par Elisa Bricco

La séance est animée par :contentReference[oaicite:1]{index=1}, professeure de littérature française à l’:contentReference[oaicite:2]{index=2}. Son intervention croise une approche technique, attentive à la composition des images, et une analyse narrative centrée sur le récit autobiographique. Cette lecture met en évidence la dimension hybride de Patria, à la croisée de l’intime et du politique, et souligne la manière dont l’œuvre interroge les frontières culturelles et identitaires.

Interculturalité et reconnaissance dans le cadre du séminaire

À travers l’analyse de Patria, le Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie aborde l’interculturalité comme un processus dynamique. L’œuvre de Carrasco révèle des formes d’adaptation, mais aussi de résistance, propres à l’expérience migratoire. Cette séance illustre la vocation du séminaire à articuler réflexion théorique et étude de cas artistiques, afin de mieux comprendre les enjeux contemporains de la reconnaissance et de la mémoire.

L’analyse de Patria d’Oleñka Carrasco, proposée dans le cadre du Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie, éclaire les liens entre exil, mémoire et identité. En croisant art et sciences humaines, cette séance offre des clés essentielles pour penser le deuil migratoire. Assister à cette rencontre permet d’approfondir la compréhension des dynamiques interculturelles contemporaines.

Elisa Bricco est professeure de littérature française à l’Università di Genova. Directrice du Doctorat en Digital Humanities- Tecnologies, Cultures, Arts et Communication, elle coordonne le ciVIS (Centro di Ricerca interdipartimentale sulla Visualità). Elle a publié plusieurs études sur le roman français contemporain et sur les relations intermédiale entre arts et littérature. En 2023 elle a dirigé avec C. Rolla un dossier sur Art et Anthropocène de la revue en ligne Arabeschi (n. 18). Son dernier ouvrage est Poétique du miniphototexte (Brill, 2025). Elle dirige la revue en ligne Publifarum et le groupe de recherche de l’ARGEC (Atelier de recherches génois sur les écritures contemporaines, http://argec.hypotheses.org).  Elle a publié plusieurs articles sur des sujets relevant de la migration et de la mémoire dans le contexte postcolonial :

  • «Raccontare la memoria coloniale: sguardi multipli su un archivio fotografico», Novecento Transnazionale. Letterature, arti e culture, 7, 2023, Esperienze complesse della memoria: immagini, testi, luoghi, oggetti. DOI: https://doi.org/10.13133/2532-1994/18315
  • « Une question de regard ? La marque coloniale chez les écrivaines afropéennes », Oltreoceano, 22, 2022, Mémoire coloniale et fractures dans les représentations culturelles d’auteures contemporaines, Catherine Douzou & Valeria Sperti, 77-94, DOI 10.5354/Oltreceano51
  • « Ne tenir qu’à un fil ». Le récit de soi dans le dispositif phototextuel de Sylvie Laliberté », Oltreoceano (sous presse)
  • « Le récit de l’enfance entre jeu et honte des origines dans les phototextes de Sylvie Laliberté », Francofonia, (sous presse.)
  • « Un oceano pieno di virgole: il lutto di Oleñka Carrasco. Fototesto artistico ed espressione del trauma », in E. Bricco, M. Gaboriaud, Fototesto (auto)biografico: confini e traumi, Genova, GUP, (sous presse).

FAQ

Quand a lieu la séance consacrée à Patria d’Oleñka Carrasco ?
La séance se déroule le lundi 19 janvier 2026, de 16h à 18h, à l’Université de Guyane.

Dans quel cadre s’inscrit cette analyse de Patria ?
Elle s’inscrit dans le Séminaire : Frontières, Ethnicité et Politiques de Reconnaissance en Amazonie.

Qui est l’intervenante de cette séance ?
La séance est animée par Elisa Bricco, professeure de littérature française à l’Università di Genova.

Quel est le thème principal de l’œuvre Patria ?
L’œuvre explore le deuil migratoire et la reconstruction identitaire à partir de l’expérience de l’exil.

À qui s’adresse cette séance du séminaire ?
Elle s’adresse aux étudiants, chercheurs et à toute personne intéressée par les questions de migration, d’art et d’interculturalité.

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