
Le séminaire frontière guyano-brésilienne organisé le 29 mai à l’Université de Guyane revient sur un workshop scientifique mené entre l’Est guyanais et Oiapoque au Brésil autour des enjeux de biodiversité, d’alimentation durable et de coopération universitaire en Amazonie.
Un séminaire organisé à l’Université de Guyane
Le séminaire « Frontières, circulations, interculturalités et interactions Hommes-Milieux » se déroulera le vendredi 29 mai de 16h à 19h à l’Amphi M du bâtiment recherche de l’Université de Guyane, sur le campus de Troubiran.
Cette séance spéciale est organisée avec la Graduate School of Amazonia par Agnès Clerc-Renaud, Damien Davy, Rosuel Lima-Pereira et Marianne Palisse dans le cadre du séminaire interlaboratoire MINEA-LEEISA.
Ce rendez-vous scientifique prendra la forme d’un séminaire de restitution consacré au workshop organisé à la frontière guyano-brésilienne. Plusieurs intervenants participeront à cette rencontre, notamment Manoela Araújo da Silva Elizângela, Marie Guénolé, Cécile Lony, Diane-Mica Malivert et Michel Rapinski.
Un workshop organisé entre l’Est guyanais et Oiapoque
Le workshop à la frontière s’est tenu du 24 au 28 novembre 2025 entre l’Est guyanais et la ville d’Oiapoque, au Brésil. Il a été porté par le Master Civilisations, cultures et sociétés – parcours Sociétés et Interculturalité (CCS-SI), parcours « Sociétés et biodiversité amazoniennes ».
Ce projet scientifique et pédagogique a rassemblé des étudiants, des enseignants-chercheurs et plusieurs partenaires institutionnels autour des enjeux de diversité bioculturelle et d’alimentation durable en Amazonie.
Pensé comme une immersion de terrain, le workshop a permis aux étudiants de vivre une première expérience de communication scientifique à l’international. Il a aussi renforcé les liens entre promotions, entre différents masters de l’Université de Guyane sous l’égide de la Graduate School of Amazonia.
Les échanges ont également impliqué les étudiants et enseignants de l’Université fédérale de l’Amapá (UNIFAP). Les participants ont pris part à des visites de terrain, des master class, des séminaires scientifiques et des temps d’échanges interdisciplinaires.
Ces échanges ont notamment porté sur l’alimentation durable et les dynamiques territoriales transfrontalières. Ils ont permis de relier les expériences de terrain aux enjeux scientifiques communs à la Guyane et au Brésil.
Des échanges scientifiques autour des enjeux amazoniens
Un moment fort de cette semaine a été la participation au séminaire de l’Observatoire Hommes-Milieux Oyapock et au 4e séminaire DYAGA. Ces rencontres ont favorisé le dialogue entre jeunes chercheurs et experts des deux pays.
Les discussions ont contribué à une meilleure compréhension des enjeux communs à cette région frontalière. Les questions de diversité bioculturelle, d’interculturalité, d’alimentation durable et de dynamiques territoriales ont occupé une place centrale.
Le séminaire de restitution du 29 mai offrira l’occasion de revenir sur les travaux réalisés pendant le workshop. Il permettra aussi de partager les expériences vécues et de valoriser les résultats de cette immersion.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération scientifique durable entre la Guyane et le Brésil. Elle témoigne de l’engagement du Master CCS-SI en faveur de l’internationalisation des parcours et de la formation par la recherche.
La Graduate School of Amazonia accompagne cette démarche dans le cadre de ses missions. Elle favorise notamment la transition des étudiants vers un parcours doctoral.
Des communications scientifiques variées
Une sélection des communications du workshop à la frontière sera présentée lors du séminaire frontière guyano-brésilienne. Les présentations seront suivies d’une discussion entre les intervenants.
Diane Mica Malivert présentera une communication intitulée « Pratiques alimentaires des femmes enceintes et post-partum d’origine haïtienne en Guyane française : entre héritages culturels et adaptations locales ».
Manoela Araújo da Silva Elizângela interviendra sur « Le Programme des Écoles Interculturelles Bilingues de Frontière (PEIBF) dans les villes jumelles d’Oiapoque (Brésil) et Saint-Georges (Guyane française) : possibilités, freins et perspectives de mise en œuvre ».
Marie Guénolé proposera une réflexion intitulée « Maisons et mobilités féminines, réflexion sur le genre et la parenté à partir de la société Ndjuka de Guyane ».
Cécile Lony présentera « L’alimentation dans le carnaval de Guyane, usages culturels et pratiques thérapeutiques ».
Michel Rapinski abordera « Le manioc, espèce clé de voûte dans l’alimentation des populations Parikwene, menaces et perspectives ».
La séance sera présentée par Rosuel Lima-Pereira, vice-président relations internationales de l’Université de Guyane, et Damien Davy, directeur de l’Observatoire Hommes-Milieux Oyapock.
Le séminaire frontière guyano-brésilienne met en lumière les échanges scientifiques et universitaires entre la Guyane et le Brésil autour des enjeux amazoniens. Cette restitution valorise les travaux menés sur le terrain et souligne l’importance de la coopération internationale en recherche. Étudiants, chercheurs et partenaires institutionnels pourront partager leurs expériences et poursuivre le dialogue autour des dynamiques transfrontalières et de l’alimentation durable en Amazonie.
FAQ
Quand se déroule le séminaire frontière guyano-brésilienne ?
Le séminaire se tiendra le vendredi 29 mai de 16h à 19h à l’Université de Guyane. Il aura lieu à l’Amphi M du bâtiment recherche sur le campus de Troubiran.
Quel est l’objectif de ce séminaire ?
Le séminaire permet de restituer les travaux réalisés lors du workshop organisé entre la Guyane et le Brésil. Il valorise aussi les échanges scientifiques autour des enjeux amazoniens.
Qui organise cet événement scientifique ?
L’événement est organisé par Agnès Clerc-Renaud, Damien Davy, Rosuel Lima-Pereira et Marianne Palisse. Il est mené avec le soutien de la Graduate School of Amazonia.
Quels thèmes seront abordés pendant le séminaire ?
Les interventions porteront sur l’alimentation durable, les pratiques culturelles, les mobilités féminines, le bilinguisme frontalier et les dynamiques territoriales en Amazonie.
Quels établissements participent au workshop ?
Le workshop implique notamment l’Université de Guyane et l’Université fédérale de l’Amapá (UNIFAP). Des étudiants, chercheurs et partenaires institutionnels des deux pays participent aux échanges.
Pourquoi ce workshop est-il important pour les étudiants ?
Cette immersion de terrain offre une première expérience de communication scientifique à l’international. Elle favorise aussi la formation par la recherche et l’ouverture vers un parcours doctoral.



