
Le 12 octobre, l’Université de Guyane a accueilli la première journée Sciences, Éducation et Territoire en Guyane. Soutenue par le projet AIBSI, cette rencontre a réuni chercheurs et responsables éducatifs pour renforcer les liens entre recherche scientifique et enseignement.
Une première rencontre entre science, éducation et territoire guyanais
Le lundi 12 octobre, l’Université de Guyane a organisé la première journée « Sciences, Éducation et Territoire ». Cet événement a marqué la clôture de la Fête de la science. Il a bénéficié du soutien du projet AIBSI, consacré à la biodiversité et à l’innovation durable.
Cette journée Sciences, Éducation et Territoire en Guyane a rassemblé plusieurs acteurs du monde éducatif et scientifique. Parmi eux figuraient des cadres du rectorat, dont le recteur, Monsieur Guillaume Gelle, des universitaires et des chercheurs.
Leur objectif commun était de renforcer les liens entre la recherche scientifique et l’enseignement. Les participants ont ainsi exploré de nouvelles façons de rapprocher les connaissances scientifiques des réalités du territoire guyanais.
Christiane Taubira ouvre les échanges sur les enjeux de la connaissance
La journée a débuté par une conférence inaugurale de Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux et Grand Témoin de l’événement. Son intervention a ouvert cette rencontre consacrée aux relations entre sciences, éducation et territoire.
Madame Sébéloué, administratrice provisoire de l’Université de Guyane, a également pris la parole. Elle a souligné l’importance de transmettre aux jeunes une meilleure connaissance de leur territoire.
Elle a aussi rappelé la nécessité de préparer les futures générations de chercheurs et de chercheuses en Guyane. Cette ambition constitue un enjeu essentiel pour le développement de la recherche scientifique locale.
Des ateliers scientifiques ancrés dans les réalités de la Guyane
Après les conférences, plusieurs ateliers thématiques ont réuni des cadres du rectorat, des chefs d’établissement et des chercheurs. Ces échanges ont porté sur des sujets présentant un réel intérêt pédagogique pour les élèves du second degré.
Les participants ont notamment abordé la bioéconomie, la santé en Amazonie, ainsi que l’autonomie et la résilience énergétiques. Un autre thème a concerné les relations entre les savoirs traditionnels et la recherche académique.
Ces thématiques illustrent les liens entre les défis du territoire guyanais et les connaissances scientifiques. Elles offrent également des pistes pour enrichir les enseignements à partir de situations locales.
Les participants ont ainsi réfléchi à la place des savoirs locaux dans les pratiques pédagogiques. Ils ont également examiné comment mieux intégrer les travaux des chercheurs et les spécificités guyanaises dans les apprentissages.
Enfin, ces ateliers ont favorisé l’émergence de nouvelles perspectives de collaboration entre les équipes éducatives et le monde de la recherche.
Sept jeunes chercheuses mises à l’honneur
La journée a aussi permis aux visiteurs de découvrir une exposition consacrée à sept jeunes chercheuses de l’Université de Guyane. Ces scientifiques ont reçu plusieurs prix locaux et internationaux au cours des dernières années. L’exposition a donc permis de valoriser leurs parcours et de mettre en lumière leur talent.
Cette initiative a également souligné la place des femmes dans la recherche scientifique. Elle visait notamment à susciter de nouvelles vocations auprès de la jeunesse guyanaise, en particulier chez les jeunes filles.
Le projet AIBSI soutient les ambitions scientifiques du territoire
La journée Sciences, Éducation et Territoire en Guyane s’inscrit dans les objectifs du projet AIBSI, pour « Amazonian Institute of Biodiversity and Sustainable Innovation », également présenté comme l’Institut Amazonien de la Biodiversité et de l’Innovation Durable.
Ce projet vise notamment à proposer une formation d’excellence dans les domaines de la biodiversité et de l’innovation durable en Guyane.
Il cherche aussi à encourager les élèves à poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur. À plus long terme, cette démarche doit les inciter à envisager un doctorat à l’Université de Guyane.
Ainsi, le rapprochement entre établissements scolaires et équipes de recherche représente un levier pour faire découvrir les parcours scientifiques aux élèves.
De nouveaux partenariats pour rapprocher chercheurs et élèves
Plusieurs perspectives concrètes ont émergé des échanges. Parmi elles figure la mise en place de partenariats entre les établissements scolaires et les chercheurs.
Une autre avancée concerne Clarisse Ansoe-Tareau, doctorante à l’Université de Guyane et bénéficiaire d’une bourse AIBSI. Les chefs d’établissement l’ont désignée Ambassadrice « Sciences, Éducation et Territoires ».
Dans ce cadre, elle interviendra dans les établissements scolaires afin de promouvoir la recherche scientifique. Elle présentera notamment les travaux qui valorisent les savoirs et le patrimoine guyanais.
Ses interventions permettront également de faire découvrir les carrières scientifiques aux élèves. Une attention particulière sera portée aux jeunes filles, afin de les encourager à envisager une orientation vers la recherche.
Des perspectives concrètes pour la recherche et l’éducation en Guyane
Cette première journée Sciences, Éducation et Territoire en Guyane a posé les bases d’un dialogue renforcé entre chercheurs et acteurs éducatifs. Grâce au soutien du projet AIBSI, elle a mis en valeur les savoirs locaux, les parcours scientifiques et les enjeux du territoire.
Les futurs partenariats scolaires et les interventions de Clarisse Ansoe-Tareau permettront de prolonger cette dynamique. Établissements, enseignants et chercheurs sont ainsi invités à développer leurs échanges pour faire découvrir la recherche aux jeunes Guyanais et encourager de nouvelles vocations scientifiques.
FAQ
Quel était l’objectif de la journée Sciences, Éducation et Territoire en Guyane ?
Cette journée visait à renforcer les liens entre la recherche scientifique et l’enseignement. Elle cherchait aussi à mieux intégrer les savoirs locaux et les réalités guyanaises dans les apprentissages.
Où et quand s’est déroulée cette rencontre scientifique ?
La première journée « Sciences, Éducation et Territoire » s’est tenue le lundi 12 octobre à l’Université de Guyane. Elle a clôturé la Fête de la science.
Quels thèmes scientifiques ont été abordés ?
Les ateliers ont porté sur la bioéconomie, la santé en Amazonie, l’autonomie et la résilience énergétiques. Les participants ont également étudié les liens entre savoirs traditionnels et recherche académique.
Quel est le rôle du projet AIBSI en Guyane ?
Le projet AIBSI soutient la formation d’excellence sur la biodiversité et l’innovation durable. Il encourage également les élèves à envisager des études supérieures, notamment un doctorat à l’Université de Guyane.
Qui est Clarisse Ansoe-Tareau ?
Clarisse Ansoe-Tareau est doctorante à l’Université de Guyane et bénéficie d’une bourse AIBSI. Désignée Ambassadrice « Sciences, Éducation et Territoires », elle interviendra dans les établissements scolaires pour promouvoir la recherche et les carrières scientifiques.
Comment cette journée valorise-t-elle les femmes scientifiques ?
Une exposition a présenté sept jeunes chercheuses de l’Université de Guyane récompensées par des prix locaux et internationaux. Cette initiative contribue à rendre leurs parcours visibles et à encourager les vocations scientifiques, notamment chez les jeunes filles.



