
L’Assemblée générale 2026 de l’Université de Guyane, réunie lundi 13 juillet à 10 h dans l’amphi A, a présenté la gouvernance, les finances, les actions étudiantes, les formations, la recherche et les coopérations, afin d’éclairer la communauté sur les priorités à venir.
Un temps d’échange avec la communauté universitaire
L’Assemblée générale 2026 de l’Université de Guyane s’est tenue lundi 13 juillet à 10 h, dans l’amphi A. Cette rencontre a réuni la communauté universitaire autour d’un point d’étape sur la situation de l’établissement.
Madame Martine SÉBÉLOUÉ, administratrice provisoire de l’Université de Guyane et présidente par intérim, avait annoncé ce rendez-vous. L’objectif consistait à présenter les actions engagées, les prochaines échéances et les informations utiles au fonctionnement collectif de l’université.
Les participants pouvaient aussi poser leurs questions anonymement grâce au lien prévu à cet effet. Ainsi, chacun pouvait contribuer aux échanges et obtenir des précisions sur les sujets présentés.
Martine SÉBÉLOUÉ a rappelé qu’une université constitue avant tout une communauté de femmes et d’hommes réunis autour d’une même ambition. Elle doit former, transmettre les savoirs, produire des connaissances, accompagner les talents et contribuer au développement du territoire.
Une gouvernance mobilisée depuis le 1er avril 2026
Depuis le 1er avril 2026, la gouvernance de l’Université de Guyane poursuit trois objectifs prioritaires : restaurer la confiance, sécuriser l’établissement et préparer son avenir.
Des échanges ont été menés avec les tutelles nationales et les partenaires du territoire. Ils ont permis de partager un diagnostic commun et de mieux identifier les enjeux auxquels l’établissement doit répondre.
Un rapport d’opportunité a également objectivé plusieurs fragilités. Celles-ci concernent notamment les fonctions support, les ressources humaines et l’immobilier.
En réponse, plusieurs leviers d’accompagnement ont été engagés. L’université prévoit la création d’un poste de Directeur général des services adjoint. Une mission ministérielle d’accompagnement doit aussi intervenir en septembre, avec une expertise dans les domaines des ressources humaines et des finances.
Par ailleurs, le rectorat conduit une mission d’appui en raison de l’absence de Directeur général des services. La DGESIP, France Université, la Direction de l’encadrement, le ministère des Outre-mer, le cabinet du ministre et le cabinet du président participent à cette phase.
Le Préfet, le Recteur et le Président de la Collectivité territoriale de Guyane, la CTG, figurent également parmi les interlocuteurs mobilisés.
Des décisions financières pour sécuriser les projets stratégiques
L’Assemblée générale 2026 de l’Université de Guyane a permis de faire le point sur les finances et les projets structurants. L’établissement a notamment présenté le vote d’un budget rectificatif sincère.
Ce budget reflète la réalité financière de l’Université de Guyane et fait apparaître un déficit réel. Dans ce contexte, un arbitrage politique partagé entre la Préfecture, la CTG, le Rectorat et l’Agence régionale de santé, l’ARS, sécurise le financement du Pôle de formation universitaire en santé, le PFUS.
Le support présenté fait également état de la déprogrammation des fonds européens FEDER. Il prévoit la réaffectation des fonds réservés au Centre culturel et sportif, le CCS, vers le PHUS.
L’objectif reste de garantir la réalisation du PFUS, tout en préservant le projet de Centre culturel et sportif. Le financement de ce dernier doit donc être reprogrammé.
Dans le même temps, l’adoption de la nouvelle convention du Comité des Œuvres Sociales, le COS, soutient la cohésion interne et la qualité du dialogue social.
Des actions pour la vie de campus et la santé étudiante
Madame Audrey DÉBIBAKAS, vice-présidente Culture et Vie de Campus, a présenté plusieurs actions menées au bénéfice des étudiants.
Du 6 au 12 février 2026, une expérience immersive à Macapá a réuni 25 étudiants. Cette mobilité a favorisé les échanges universitaires avec l’Université fédérale de l’Amapá autour de la santé, du bien-être et de la vie étudiante.
Les participants ont aussi découvert le patrimoine culturel et historique de Macapá. De nouvelles actions communes sont désormais envisagées au bénéfice des étudiants des deux universités.
Le Service de santé étudiante, le SSE, a reçu 747 étudiants pendant l’année universitaire 2025-2026. Ses professionnels ont réalisé 1 695 consultations individuelles.
Deux guichets uniques consacrés à l’accès aux soins ont, de leur côté, réuni 998 étudiants. Les actions ont porté sur la prévention, l’orientation et les suivis médical, psychologique, infirmier et paramédical.
Le service a aussi accompagné les étudiants en situation de handicap grâce à des plans individualisés. Son bilan comprend 11 actions de dépistage, 17 actions collectives réunissant 120 étudiants et 7 stands d’informations sur la santé.
Formation, alternance et développement du master ACAI
Monsieur Frédéric BONDIL, vice-président de la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire, a présenté les principales actions liées aux formations.
L’Université de Guyane a participé au Salon des Maires les 30 et 31 janvier 2026. Cette présence lui a permis de présenter ses formations au public et de renforcer ses liens avec la société civile.
Les échanges ont porté sur la reprise d’études et les besoins de formation du territoire. Ils ont aussi concerné les stages, l’alternance et les futurs partenariats au bénéfice des étudiants de l’Université de Guyane.
Le master ACAI répond à un besoin de formation de niveau Bac+5 en intelligence artificielle et en cybersécurité en Guyane. Son ouverture à l’alternance doit renforcer l’insertion professionnelle et répondre plus directement aux besoins locaux.
La formation prend en compte les spécificités amazoniennes. Ses applications concernent la biodiversité, l’environnement, la santé tropicale et le secteur spatial. L’objectif annoncé est de diplômer 20 étudiants chaque année.
Une chaire consacrée aux données satellitaires et à la biodiversité
Monsieur Mathieu NACHER, vice-président Recherche, et Monsieur Ollivier TAMARIN, chargé de mission recherche, ont présenté les avancées scientifiques de l’établissement.
Une chaire intitulée « Usage des données satellitaires & Biodiversité » est créée pour trois ans dans le cadre du projet AIBSI de l’Université de Guyane.
Cette chaire repose sur une démarche collective qui associe les forces de recherche du territoire. Le projet retenu est porté par l’UMR Espace-Dev et l’UAR LEEISA.
Il doit favoriser l’exploitation des données satellitaires au service de la connaissance, de la préservation et de la gestion durable. Trois experts scientifiques ont évalué le projet.
Le CNES apporte également son soutien grâce au financement de deux contrats doctoraux. Le projet débutera en septembre 2026. Il doit améliorer la connaissance, la préservation et la gestion des écosystèmes guyanais.
Une coopération renforcée avec le Brésil
Monsieur Rosuel Lima Pereira, vice-président Relations Internationales, a présenté les projets de coopération internationale et l’ancrage amazonien de l’Université de Guyane.
À Belém, l’inauguration de la Maison France-UFPA marque la création d’un nouveau lieu de coopération scientifique franco-brésilienne en Amazonie. L’Université de Guyane y est reconnue comme un partenaire stratégique grâce à son positionnement amazonien et transfrontalier.
La Maison France-UFPA soutiendra des projets consacrés au climat, à la biodiversité, aux transformations sociales et aux savoirs locaux. Elle accueillera des chercheurs, des doctorants, des étudiants et des porteurs de projets engagés avec l’UFPA.
Deux lauréats du programme 2026 des Chaires du CFBBA seront également accueillis à l’Université de Guyane. En parallèle, deux chaires franco-brésiliennes de l’État de São Paulo sont attribuées à l’établissement.
Ce dispositif prévoit des mobilités croisées. Des enseignants-chercheurs guyanais pourront se rendre au Brésil, tandis que des chercheurs brésiliens seront accueillis en Guyane.
Enfin, une mission académique à Belém et Santarém sera proposée en septembre 2026 aux étudiants de master et aux doctorants.
L’Assemblée générale 2026 de l’Université de Guyane a présenté un bilan complet sur la gouvernance, les finances, la santé étudiante, la formation, la recherche et les relations internationales. Les mesures engagées doivent stabiliser l’établissement et soutenir ses projets stratégiques. La communauté universitaire est désormais invitée à rester mobilisée, à participer aux échanges et à contribuer activement au développement de l’Université de Guyane.
FAQ
Quand et où s’est tenue l’Assemblée générale 2026 de l’Université de Guyane ?
Elle s’est tenue lundi 13 juillet à 10 h, dans l’amphi A. La rencontre a réuni la communauté universitaire autour de la situation et des priorités de l’établissement.
Quels sont les objectifs de la gouvernance de l’Université de Guyane ?
Depuis le 1er avril 2026, la gouvernance cherche à restaurer la confiance, à sécuriser l’établissement et à préparer l’avenir. Plusieurs missions d’accompagnement et mesures de renforcement ont été engagées.
Quels résultats le Service de santé étudiante a-t-il présentés ?
Le SSE a reçu 747 étudiants et réalisé 1 695 consultations individuelles en 2025-2026. Deux guichets uniques ont aussi réuni 998 étudiants autour de l’accès aux soins.
Quel est l’objectif du master ACAI ?
Le master ACAI forme au niveau Bac+5 en intelligence artificielle et en cybersécurité. Il s’ouvre à l’alternance et vise la diplomation de 20 étudiants par an.
À quoi servira la chaire « Usage des données satellitaires & Biodiversité » ?
Cette chaire doit développer l’usage des données satellitaires pour connaître, préserver et gérer durablement les écosystèmes guyanais. Elle débutera en septembre 2026 pour une durée de trois ans.
Comment l’Université de Guyane renforce-t-elle ses relations avec le Brésil ?
Elle participe à la Maison France-UFPA à Belém et accueille des chaires franco-brésiliennes. Des mobilités croisées et une mission académique à Belém et Santarém sont également prévues.



